Le pistolet Mauser C96.

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Le pistolet Mauser C96.

Message par LEICACECILIA le Lun 18 Jan - 11:02

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par numa69 le Lun 18 Jan - 12:24

ha ben il a étais fabriqué avant 1900 , donc il es en D !? Rolling Eyes
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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par LEICACECILIA le Lun 18 Jan - 12:39

Je ne pense pas, à cause du fameux argument :
"Dangerosité avérée..."
Et cartouches métalliques en PSF.

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par Invité le Lun 18 Jan - 14:14

Il est en B sauf (il me semble) ce qui est en 7,63 Mauser.

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par LEICACECILIA le Lun 18 Jan - 14:16

magdeburg98 a écrit:Il est en B sauf (il me semble) ce qui est en 7,63 Mauser.
Pas sûr du tout :
Toutes les cartouches en psf classent les armes de poing en B.

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par Invité le Lun 18 Jan - 14:17

LEICACECILIA a écrit:
magdeburg98 a écrit:Il est en B sauf (il me semble) ce qui est en 7,63 Mauser.
Pas sûr du tout :
Toutes les cartouches en psf classent les armes de poing en B.
C'est pas faux non plus. J'avoue qu'avec cette arme je ne sais pas vraiment.  scratch

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par lu1900 le Mer 20 Jan - 1:47

Tous les types C96 sont en "B" sauf les vraies carabines C96 et non leur repro , malgré ce qui est affirmé par un membre sur autre forum

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par Invité le Mer 20 Jan - 8:25

Encore une fois j'ai tout faux, à chaque fois je me trompe.  Embarassed

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par numa69 le Mer 20 Jan - 9:33

le classement de ces armes est un casse tète chinois !
vous croyez que celui le tir de la PN ?
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pareille pour celui la , que je recherche d'ailleurs !
éprouvé PSF , tir de la 38sp !
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donc !?? scratch
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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par Invité le Mer 20 Jan - 9:44

Et le 1892 est en B   il y a de quoi se 

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par numa69 le Mer 20 Jan - 11:56

et oui alors que j'ai vue un rick en 8mn92 en D !
vive la France !
1892 c'est celui que j'ai ,  en avatar !
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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par Invité le Mer 20 Jan - 13:41

numa69 a écrit:et oui alors que j'ai vue un rick en 8mn92 en D !
vive la France !
1892 c'est celui que j'ai ,  en avatar !
scratch scratch  Comprend plus !!!  Shocked  D ou B ?  Suspect

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par LEICACECILIA le Mer 20 Jan - 14:00

Un peu de lecture :

Comment classer une copie de 1892 ?
mardi 2 décembre 2014, par Jean-Jacques BUIGNE président de l’UFA
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Question :
La nouvelle liste des armes de dangerosité avérée classe le revolver 1892 en catégorie B. C’est bien triste d’ailleurs. Mais qu’en est-il des autres armes en 8 mm dans l’esprit du 1892. Les copies espagnoles par exemple. Ou le brigadier municipal, le municipal (original ou copie, et les autres revolvers ressemblant plus ou moins au 1892 et dans le même calibre ?
Réponse :
Selon la vieille expression latine : la loi est dure mais c’est la loi [1] et sous peine de graves soucis, on ne peut que se résoudre à s’y conformer. En revanche, il n’y a aucune raison d’aller au-delà des prescriptions de la loi et d’être en quelque sorte « plus légaliste que la loi ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le revolver dit mle 1892 espagnol n’a rien d’un modèle 1892, il est juste au calibre 8 mm 1892. Il est évidemment classé en catégorie B.
Les textes prévoient que « les revolvers MAS modèle 1892 de tous modèles en calibre 8 mm » sont classés en catégorie B, en dehors du modèle à pompe qui est en catégorie D2 Cela signifie que les revolvers de type 1892, qui n’ont pas été fabriqués par la MAS ou qui ne sont pas en calibre 8 mm sont en catégorie D2. C’est en particulier le cas des copies de fabrication civile du revolver modèle 1892 (Lamure & Gidrol et autres) et de certaines versions de revolver modèle 1892 établies en calibre .22LR et 6mm pour l’entraînement au tir à la fin du XIXe siècle. Cette disposition ne s’applique bien entendu pas aux bricolages contemporains, qui n’auraient pour effet que de dévaluer de bons revolvers modèle 1892 !
FranceRevolver français modèle 1892MASTous modèles à l’exception des modèles dits « à pompe »8mm

Le Cas des « 92 Espagnols » .

Le classement en catégorie D2 ne s’applique par contre en aucun cas aux revolvers que trop de collectionneurs baptisent encore de façon erronée « 92 espagnols ». Il s’agit en effet en majorité de copies du Smith et Wesson Military & Police ou du Colt New service, fabriquées en calibre 8 mm modèle 1892 par l’industrie basque sur commande du gouvernement français pendant la Première Guerre Mondiale. Ces armes sont donc classées en catégorie B, tout comme les armes américaines sur lesquelles elles sont copiées. C’est sans doute en pensant à ces revolvers espagnols en calibre 8 mm modèle 1892, que le législateur a cru devoir ajouter la formule « tous modèles » , dont l’interprétation suscite tant d’interrogations parmi les collectionneurs.
Il existe également quelques rares copies conformes du revolver français modèle 1892 faites en Espagne qui sont classées en D2 puisqu’elles reprennent strictement le mécanisme du revolver réglementaire modèle 1892, modèle antérieur à 1900, et n’ont pas été fabriquées par la MAS.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Catalogue de Manufrance de 1897Il présente des hammerless en calibre 8 mm mle 1892.

Les Cas des revolvers civils en 8 mm modèle 1892 : « Municipal », « L’agent » et « Brigadier Municipal »

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le revolver municipal est bien classé en D2.Il dotait les services de police des grandes villes d’avant 1914.
En cliquant sur ce lien on peut télécharger la double page complète du catalogue Marius Berger de 1896. On y voit nettement qu’il s’agit du même type de revolver que celui commercialisé par la Manufacture d’armes et cycles de St Etienne en 1905.
Il s’agit de revolvers civils en calibre 8 mm modèle 1892, vendus au début du XXe siècle par la Manufacture d’Armes et cycles de Saint Étienne, ainsi que par divers armuriers de l’époque. Dès l’entrée en application de la nouvelle loi (Septembre 2013), plusieurs adhérents nous ont interrogés sur le classement de ces armes. Dans un premier temps, l’UFA a opté par prudence pour une interprétation restrictive des textes en se basant sur la date de commercialisation de ces armes par la Manufacture d’Armes et cycles de Saint-Étienne (entre 1907 et 1913)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les revolvers de police en 8mm 92[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] En haut a droite, c’est le mle 1892 reclassé en catégorie B par l’arrêté du 2 septembre.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] En bas à gauche, c’est le revolver municipal commercialisé par Manufrance c’est une sorte de Bull dog classé en catégorie catégorie D2.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Et les deux petits sont des armes de modèle antérieur 1900 comme l’atteste le catalogue Manufrance de 1897 que nous présentons ci-contre, donc classés en catégorie D2.
Photo extraite de Tecmagazin.
pour affirmer que ces revolvers étaient classés en catégorie B. Ainsi ceux qui en détenaient déjà continueraient à les conserver clandestinement et en toute discrétion alors que les collectionneurs tentés d’en acquérir éviteraient un achat pouvant leur attirer des ennuis ! Après une série de débats avec nos adhérents, il est apparu que les revolvers, comme « Le Municipal », qui n’étaient pas dotés d’un barillet basculant étaient au bout du compte des variantes en calibre 8mm modèle 1892 du revolver Bull-Dog (version de poche du Webley RIC ), donc des armes déjà classées en 8ème catégorie dans l’ancienne réglementation, qui restaient de ce fait classées en D2 dans le cadre de la nouvelle législation.
De surcroît, l’un des membres du comité de réflexion de l’UFA a récemment exhumé un catalogue ancien daté de 1896, proposant déjà un revolver de type municipal, ce qui ne fait que confirmer définitivement son classement en catégorie D2.
Les versions à barillet basculant comme « le brigadier municipal » commercialisées en 1907, restent par contre classées en catégorie B.

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par Invité le Mer 20 Jan - 14:08

Merci, ça fait de la lecture et il ne faut pas s'y perdre.  Rolling Eyes
En France comment faire compliqué alors que c'est simple ? 
Les dangerosités mais tout est comme ça, enfin l'arme non mais celui qui s'en sert.  Twisted Evil
Aucune arme ne tire seule c'est le gars derrière qui se trouve à avoir l'arme dans les mains qui est ou n'est pas OK.
Merci encore d'avoir mis cette info mais seuls ceux qui savent peuvent comprendre. Si je me trouve à acheter ce genre de trucs je saurai tout de suite si c'est B ou D.  Wink

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par numa69 le Mer 20 Jan - 15:10

c'est ce que je disais , plusieurs arme du même calibre , et pas le même classement !
j'adore

Selon la vieille expression latine : la loi est dure mais c’est la loi [1] et sous peine de graves soucis, on ne peut que se résoudre à s’y conformer. En revanche, il n’y a aucune raison d’aller au-delà des prescriptions de la loi et d’être en quelque sorte « plus légaliste que la loi  lol!
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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par numa69 le Mer 20 Jan - 15:12

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par Invité le Mer 20 Jan - 15:37

  C'est beau tout ça.

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par numa69 le Mer 20 Jan - 17:02

j'en es rater un comme neuf ! chiotte !!!!
mais j'avais pas l'argent , même en 3 fois je pouvais pas !
2200 quand même le moins cher !
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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par numa69 le Mer 20 Jan - 17:03

j'en es trouver d'autre mais en 32 , pas en 38 Crying or Very sad
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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par numa69 le Jeu 21 Jan - 0:00

qui pourrais croire que c'est un pistolet ! ou revolver ?
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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par Invité le Jeu 21 Jan - 8:30

Original j'en ai vu des trucs aussi bizarres que ça. C'est juste bon pour tirer à 50 cm. C'est pas le truc que j'achèterai même pour la collection.


Dernière édition par magdeburg98 le Jeu 21 Jan - 10:05, édité 1 fois

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par Harry Mature le Jeu 21 Jan - 9:13

Ce protecteur à eu une certaine carrière au USA où la licence fut cédée : Le palm protector, en calibre 32 annulaire plus crédible, qui se glissait sans protection au fond d'une poche y était connu comme l'arme des contrôleurs et agents de sécurité des chemins de fer Nord Américains*. Bien plus que le contrôle des billets  ils faisaient la chasse aux vagabonds (appelés hobos)  qui cherchaient à voyager gratuitement en passagers clandestins dans les trains de marchandises et squattaient les infrastructures des gares. Dans ces conditions la distance d'engagement était juste d'éviter le  corps à corps.

*Les trains de marchandises US roulant beaucoup plus lentement que les trains européens, les inspecteurs passaient de wagon en wagon par les marchepieds et les toits. Il ne fallait quand même pas être trop gêné par son arme.

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par LEICACECILIA le Ven 12 Fév - 23:24

L'historique du Mauser C96, par Wikipédia.


Conception


Contrairement à ce que son nom semble indiquer, le Mauser C96 ne doit pas sa conception au génie créatif de Paul Mauser. Ce sont les frères Feederle, travaillant pour Paul Mauser, qui travailleront les premiers sur ce pistolet semi automatique original. Fidel Feederle était à l’époque (1894) l’un des plus proches collaborateurs du « patron ». Échaudé par ses échecs passés dans le domaine des armes de poing malgré la conception des modèles C77 et C78 (ce dernier est connu sous le nom de Mauser « zig-zag ») au profit du Reichsrevolver M. 79, M. Mauser n’a pas découvert les travaux déjà avancés sur cette arme avec joie. Sa colère à cette occasion est restée légendaire. Il consentira finalement à participer à la finalisation du projet dont le prototype sera présenté le 15 mars 1895. Parrainé par une personnalité jouissant d’une certaine envergure, l'empereur Guillaume II d'Allemagne en personne, le futur du pistolet Mauser semble radieux. Particulièrement satisfait de sa séance de tir à Potsdam, l'empereur fait d’un Mauser C96 son arme personnelle, car étant victime d'une paralysie totale du muscle de l'épaule gauche et du bras, il pourra malgré tout utiliser l'arme lorsqu'elle est accrochée à son étonnant étui crosse qui permet de la manier avec un seul bras. Cette crosse était fabriquée en bois donc plutôt fragile, ce qui explique que peu de modèles d'origine en disposent encore.

Des débuts difficiles

Des ventes civiles limitées

Malgré cela en 18961, les ventes ont beaucoup de mal à décoller. Pour faire croire à un succès commercial, des tranches de numérotation entière sont sautées. Les premières ventes significatives répondent à des besoins bien précis. Avant de partir en campagne au Soudan, le jeune lieutenant Winston Churchill1 fait l’acquisition d’un C96 à Londres. Ayant des difficultés à utiliser son bras blessé, et donc de son sabre, il s’en servira au Soudan contre les derviches pendant la bataille d’Omdurman en 1898 (voir crise de Fachoda). Il faut dire que les officiers, en cette époque troublée, portent le plus souvent leur arme personnelle. Ainsi, lors de la Seconde Guerre des Boers (1899-1902) en Afrique du Sud, de nombreux exemplaires seront vendus. C’est à cette occasion que nous retrouvons Churchill, devenu entre-temps correspondant de guerre et son désormais fidèle Mauser. Malgré ces quelques ventes et ces succès d'estime, le marché civil boude cette arme.

L’échec des marchés militaires

Les affaires ne vont pas mieux sur le marché des armes d’ordonnances. Un des rares contrats significatifs est signé avec la Marine italienne en 1899 et porte sur une quantité de 5 000 pièces (ce modèle est connu par les collectionneurs sous le nom de Mauser Marina ou pistola automatica modello 1899). D’autres commandes seront faites au profit de l'empire ottoman (1898) ou de la Perse (1910) mais n’excèdent pas les 1 000 pièces chacune. Dans l'empire russe, de nombreux officiers tsaristes s'en procurent comme arme personnelle.
En fait, les échecs se succèdent. Les tests d’évaluation organisés par la commission d’évaluation de l’armée suisse en 1900 consacrent le Luger Parabellum (calibre 7,65 mm Parabellum).
En 1908, c’est l’armée prussienne qui choisit à son tour le Luger Parabellum (nouvellement chambré en 9 mm Parabellum) qui prend alors le nom de P.08 (relatif à l’année d’adoption du modèle par l’armée). Les tests organisés aux USA ne seront pas plus concluants. Si les qualités de l’arme sont reconnues, le choix se porte néanmoins sur un modèle du cru, un Colt.

Les faiblesses du C96

Le Mauser C96 pâtit principalement de son poids, de son manque d’équilibre et d’un manque relatif de fiabilité au cours des essais organisés alors. Autre grief majeur, le coût de revient. L’arme est entièrement usinée et finie à la main. La moindre erreur se solde par la mise au rebut du bloc.
Il est aussi sans doute victime de son aspect brutal contrastant avec les lignes harmonieuses du Luger Parabellum. Ce sera précisément cet aspect que cherchent les aventuriers et les coloniaux de l’époque.

Succès commercial

La révolution en Russie

Parmi les révolutionnaires russes, nombreux sont les utilisateurs du C96. Ainsi, un certain Iosif Vissarionovitch Djougachvili (Staline), connu sous le nom de Koba, est un fervent utilisateur du C96.
De braquages de banques en coups de mains divers, il a pour but de réunir les fonds nécessaires à l’achat d’armes supplémentaires pour la révolution. Il évalue l’argent ainsi récolté en armes, tant d’un modèle, tant d’un autre. Koba est sûrement plus connu sous un autre nom, Joseph Staline, personnage incontournable, pour de multiples raisons, du XXe siècle.
Le Mauser C96 restera ainsi longtemps très populaire en Russie, puis en Union soviétique. Il en sera de même pour sa munition purement et simplement copiée et connue sous le nom de 7,62 Tokarev.
Les Bolcheviks resteront fidèles à une de leurs armes de prédilection après la révolution. De grandes quantités de Bolo, modèle au canon court doté d’une poignée réduite de forme anguleuse, prendront la direction de la future URSS. L’origine de la dénomination « Bolo » demeure assez mystérieuse. Selon l’explication la plus populaire, le nom est une réduction du terme « Bolchevik ». Cette interprétation demeure sujette à caution car des « Bolo » ont été fabriqués vers 1900, alors que le parti Bolchevik n’existait pas encore.

La grande guerre

Des heures sombres s’annoncent, la Première Guerre mondiale ne va tarder plus longtemps. Délaissé par l’armée prussienne au profit du Luger, le Mauser C96 devient quasi-réglementaire quand celle-ci commande au fabricant 150 000 pièces en 1916. Cependant, afin de rationaliser la fourniture de munitions, les C96 de cette série spécifique sont chambrés en 9 mm Parabellum. C’est le modèle connu par les collectionneurs sont le nom de Mauser C96 modèle 1916.
Afin d’éviter l’emploi d’une munition inadaptée, ces armes arborent un grand « neuf » à la fois gravé et peint en rouge sur les plaquettes de crosse. Cette précaution s’impose car la cartouche de 9 mm Parabellum chambre sans aucune difficulté dans un modèle standard chambré, lui, en 7,63 Mauser. Le canon n’accepte pas aussi facilement un projectile dont le diamètre est plus important que le sien. Ce qui aurait occasionné une explosion dans toute autre arme se solde ici par une surpression énorme qui ne détruit pas l’arme (ce fait, bien que peu vraisemblable, a été maintes fois vérifié).
Sur la commande initiale de 150 000 pièces, environ 137 000 seront finalement livrées avant la fin des hostilités. C’est à cette époque (1915) qu’est adoptée la nouvelle sécurité en raison du manque de fiabilité du système précédent. Les lettres « NS » (neue Sicherung) apparaissent, entrelacées, sur le chien de l’arme. De nombreux pistolets sont ainsi rappelés à l’usine afin que la modification soit effectuée.
Ces armes produites durant la guerre n’ont plus les états de surface parfaitement polis des modèles d’avant guerre. Les traces d’outils sont nombreuses mais n’entravent aucunement le bon fonctionnement de l’arme. Si le Mauser C96 est utilisé par l’armée prussienne de manière semi-officielle avec le modèle 1916, les officiers peuvent se procurer depuis longtemps des modèles chambrés dans le calibre traditionnel, le 7,63 × 25 mm Mauser. Fort populaire parmi les officiers britanniques, il n’est pas rare de voir cette arme, quel que soit le modèle, être utilisée des deux côtés de la ligne de front.

Les années 1920

À la fin des hostilités, le Traité de Versailles impose le raccourcissement des canons des armes de poing allemandes. La longueur de canon traditionnelle du C96 est ramenée de 140 à 100 mm. Sous la République de Weimar, nombreux sont les modèles 1916 qui vont équiper les forces militaires de la Reichswehr dont les effectifs sont limités à 100 000 hommes. Ce modèle au canon raccourci est appelé modèle 1920 par les collectionneurs. L’année (1920) est frappée sur la partie gauche de la chambre de l’arme.
D’autres armes, transformées de la même manière, équipent les forces de police. Pour Mauser, les temps sont difficiles. Le Traité de Versailles est assorti de clauses très contraignantes sur les exportations de matériel de guerre qui sont simplement interdites. Cette situation est d’autant plus dommageable pour Mauser qu’un nouveau marché est particulièrement actif, le marché chinois.

Les années 1930

L’assouplissement des clauses du Traité de Versailles permet à Mauser d’envisager la reprise des exportations. La Chine est un marché prioritaire mais la concurrence des copies espagnoles est rude. Ceci est d’autant plus vrai que les Espagnols mettent sur le marché des armes fonctionnant en mode automatique. Le Mauser C96 doit être profondément modifié. Deux modèles voient donc le jour : le modèle M-30 et le Schnellfeuer.
L'usine Mauser, en 1930, est confrontée à l'arrivée massive de copies de C96 en provenance du Pays basque Espagnol, qui vend sur le marché d'Amérique du Sud et la Chine. Elle cherche alors des marchés à l'international. Entre 1930 et 1937, 150 000 C96 M-30 vont alors être fabriqués pour le marché Chinois où la révolution est en marche.
La principale innovation concerne la sécurité. Un nouveau mécanisme de sécurité, nommé « sécurité universelle », rend la manipulation de l’arme chargée plus sûre. Une fois mise en sécurité, il est possible de ramener le chien à l’abattu sans risquer de voir l’arme faire feu en cas de mauvaise manipulation. Le design du marteau du chien est également simplifié, avec une conception plus simple, et l'adoption d'une crosse à 12 cannelures. La bannière Mauser apparait sur le côté gauche de la carcasse pour la 1er fois. C'est une légende qui a longtemps couru sur le prétendu vissage des canons de Mauser C96 M30, pour raison d'économie, alors qu'ils sont toujours usinés en une seule pièce comme leurs prédécesseurs. La raison de cette erreur est qu'il existe visuellement un pas sur le canon du C96 M30,en le regardant de profil, qui ressemble à une pièce vissée alors que ce n'est qu'une modification de la silhouette du canon, et qu'il s'agit en fait d'un renfort du canon au niveau de la chambre. Le canon retrouve 140 mm de longueur, taille standard, après avoir été raccourci sur le précédent modèle Bolo (100 mm), et le numéro de série de l'arme n'apparait plus qu'à l'arrière de l'arme, au niveau de la hausse ; il comprend alors 6 numéros. Des éléments de numérotation subsistent toutefois, sur des pièces cachées, et se voient au démontage de l'arme.
Ces nouveaux modèles sont extérieurement parfaitement finis. Ceci est bien nécessaire pour une arme désormais vieillissante confrontée à une nouvelle génération d’armes plus modernes. La majorité des C96 M-30 conservent le magasin fixe de 10 coups, de très rares M-30 ont été, sur la fin, équipés de chargeurs mobiles. Ce chargeur mobile est vraiment créé avec l'arrivée du Mauser M712 (le mythique Schnellfeuer), premier pistolet automatique véritablement fonctionnel, avec une cadence de tir de 1 000 coups par minute. L’élargissement de la carcasse permet alors enfin l’utilisation de chargeur mobile de 10 ou 20 coups. Deux versions se succèdent : la très rare version dotée du sélecteur Nickl (1930) et le second modèle équipé du sélecteur de tir Westinger (1932).
Le 9 octobre 1934, c'est cette arme qui permit l'assassinat d'Alexandre Ier de Yougoslavie par le terroriste croate Velitchko Dimitrov Kerin, membre de l'Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne.
Environ 100 000 exemplaires du Schnellfeuer seront produits et, dans la plupart des cas, exportés vers la Chine. Sur le million de Mauser C96 produits (tous modèles confondus), la moitié sera finalement exportée vers la Chine. Les troubles apparus en Chine en 1937 mettent un terme définitif aux ventes des pistolets Mauser. La perte définitive, cette fois, du plus important marché de la Waffenfabrik signe la fin des ventes du Mauser C96, irrémédiablement vaincu par les armes contemporaines. Un dernier lot de Schnellfeuer, stock d’invendus, sera utilisé par l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale.

La technique

Le Mauser C96 est avant tout une merveille d’usinage. À partir d’un bloc d’acier à haute résistance, choisi parmi les meilleurs de l’époque, la carcasse de l’arme est usinée d’une seule pièce. Ce qui peut paraître relativement aisé à notre époque, où les machines outils à commande numérique atteignent des sommets de précision, était d’une difficulté toute autre à la fin du XIXe siècle.
L’ensemble glissière et canon est fabriqué d’une pièce lui aussi. La conception du mécanisme est tout aussi étonnante. Point d’axe dans cet ensemble parfaitement ajusté à la main, si ce n’est une vis qui sert à la fixation des plaquettes de crosse… Pour finir, il est nécessaire de préciser que l’arme se démonte sans outils.

L’alimentation

Le Mauser C96 standard est conçu avec un magasin fixe de 10 cartouches (quel que soit le calibre). Des modèles seront également développés avec des capacités de 6 coups afin de rendre l’arme plus maniable. Ce choix, conforme au mode d’alimentation des fusils de la marque, alourdit inutilement l’arme et la déséquilibre. Que ce soit en 6 ou 20 coups, ce sont généralement des armes issues des premières productions (avant 1910).
Le chargement se fait par des clips dont la capacité est égale à celle du magasin qui sont positionnés au-dessus du magasin une fois la culasse ramenée en arrière. Après avoir poussé les cartouches dans le magasin et retiré le clip, la culasse se referme automatiquement, chambrant au passage la première cartouche. Dès le début, l’absence de chargeur amovible comme sur le Borchardt, le Luger Parabellum ou le Browning M1900, est l’un des principaux reproches fait au C96. Ce n’est que vers les années 1930 que l’alimentation par boîtiers chargeurs (10 ou 20 coups) sera adoptée sur certaines versions du modèle 1930 (mais pas systématiquement) puis sur la majorité des Schnellfeuer (Mauser M712 Schnellfeuer).

L'étui-crosse

Cet ingénieux système permet de transformer ce pistolet semi-automatique en petite carabine. Ce choix n’est pas forcément judicieux pour une arme de poing, sauf si celle-ci dispose d’une cartouche réellement adaptée au tir à longue distance (pour une arme de poing), le 7,63 × 25 mm Mauser. Cette munition est l’un des principaux atouts de cette arme.
Rappelons que la hausse est généralement graduée jusqu’à 1 000 mètres (500 mètres pour les modèles chambrés en 9 mm Parabellum). Il s’agit là d’une estimation particulièrement optimiste, des capacités réelles de la munition de 7,63 mm, qui permettait un tir de précision jusqu'à seulement 200 mètres ; à 1 000 mètres, l'écart moyen entre la visée et la cible atteignait 4 mètres, même en utilisant l'étui crosse. La performance était tout de même respectable, les armes de poing contemporaines dépassant rarement les 25 mètres de portée utile.
Par ailleurs, l’étui est accompagné d’un brêlage complet incluant le nécessaire de nettoyage de l’arme. Faits en bois, les étuis sont assez fragiles, aujourd'hui on trouve d'ailleurs cet étui avec une fissure du bois caractéristique, sur le clapet de fermeture, pièce particulièrement fragile. C’est un des reproches faits par les commissions militaires d’évaluation à l’issue des tests auxquels le C96 a participé, sans succès2.

Les variantes

Pour Mauser, la classification des modèles est très simple, il y en a trois : le C96, le modèle 1930 (modèle 711 comme le nomment les collectionneurs américains) et le Schnellfeuer (modèle 712, toujours selon les collectionneurs d’outre atlantique)1.
Pour l’amateur ou le collectionneur, mettre à jour une liste exhaustive des variantes du Mauser C96 est une tâche quasiment impossible. L’absence de suivi et de logique dans la numérotation, les tranches sautées, les numérotations spécifiques rendent cette étude ardue. De plus, des stocks de pièces de productions antérieures ont parfois été utilisés pour assembler des armes plus récentes.
Pour finir, les archives de la société Mauser ont été détruites ou pillées. Aujourd’hui, l’historique de cette arme est le fruit des recherches de nombreux collectionneurs de toutes origines. Parmi les pièces les plus recherchées figurent celles ayant fait l’objet de contrats (Italie, Perse, Siam) et les prototypes réalisés tout au long de la carrière du Mauser C96.
Enfin, l’absence d’archive remet en cause l’existence même de certains contrats. Les collectionneurs américains ont identifié un modèle « French gendarme » sans qu’aucun élément ne vienne valider la réalité de cette variante.
L’identification des armes de ce type se fait par différents éléments : queue de détente, extracteur, hausse, chien, plaquettes de crosse, marquage, numéro de série, fraisage extérieur de la carcasse, calibre, longueur du canon, type de sécurité.
Les principales variantes rencontrées, classées dans l’ordre chronologique sont :

  • Le Cone hammer (qui doit son nom à la forme caractéristique de son chien)
  • Le modèle 1908 (modèle qui n’a pas dépassé le stade de la présérie. Apparition du 9 mm mauser, calibre destiné aux marchés sud américains)
  • Le modèle 1912 (modification du nombre de rayures dans le canon, adoption du chien à petit œil)
  • Le modèle 1916 (en calibre 9 mm Parabellum)
  • Le modèle 1920 (armes dont les canons sont raccourcis sous la République de Weimar)
  • Le modèle 1930 (nouvelle sécurité dite « universelle »)
  • Le Schnellfeuer, arme possédant un levier qui permet de tirer en continu, c'est-à-dire en rafale, particulièrement impressionnante, l'ensemble des cartouches s'enchaînant à un rythme élevé, digne des armes modernes (Mauser M712 Schnellfeuer)
  • Les Bolo (avant et après la Première Guerre mondiale)


Notez qu'il existe une variante carabine, comme le P08, très, très rare qui possède une crosse d'épaule non amovible. Ces exemplaires sont très recherchés en France, car leur classement règlementaire les classe en 8e catégorie (détention et transport libres).

Les calibres


  • 7,63 × 25 mm Mauser (ou .30 Mauser)
  • 9 × 19 mm Parabellum
  • 9 × 25 mm Mauser (ou 9 mm Mauser Export), rare
  • 8,15 mm, quelques prototypes
  • 7,65 × 21 mm Parabellum extrêmement rare


Les copies du Mauser C96

Les copies espagnoles du Mauser C96

Les conséquences du Traité de Versailles font que Mauser n’a plus légalement le droit d’exporter d’armes vers le marché chinois. Les fabricants espagnols vont pouvoir y vendre leurs propres copies de Mauser C96 dès 1927. Si l’aspect extérieur de ces copies correspond assez fidèlement les formes de l’original, les mécanismes sont radicalement différents. À ce titre, les copies espagnoles doivent plutôt être considérées comme des évolutions du modèle original plutôt que de simples copies.
La qualité d’exécution de ces armes varie en fonction des fabricants. Ainsi, si les modèles réalisés par Beistegui Hermanos (MM 31 et Super Azul) sont de grande qualité, ils seront surpassés par un autre fabricant, « Unceta y Compañia ». Plus connue sous son nom commercial, Astra, cette entreprise a mis sur le marché les dernières évolutions du C96. Initiée par l’Astra 900 et poursuivie par les modèles Astra 901/902/903/904/E/F tirant en rafale. Les fournitures d’armes espagnoles au marché chinois déclineront rapidement au début des années 1930 en raison des troubles politiques en Espagne, prélude à la guerre civile.
Pour finir, il est nécessaire de signaler que les copies espagnoles sont généralement chambrées en 7,63 × 25 mm Mauser ou en 9 × 23 mm Largo, calibre réglementaire en Espagne.
Du fait de son important besoin en armes de toutes sortes, l’armée allemande passera commande auprès d’Astra de plusieurs milliers de pièces durant la Seconde Guerre mondiale. Environ 3 000 unités, tous modèles confondus, exclusivement chambrées en 7,63 Mauser seront réceptionnées par l’armée allemande.

Les copies chinoises du Mauser C96

Échappant aux restrictions internationales concernant les exportations d’armes longues en Chine, le Mauser C96 y devient très populaire. Les liens commerciaux et politiques qui unissent l’Allemagne et la Chine, conjugués à la réputation des fusils Mauser, en sont les principales raisons. L’utilisation de l’étui crosse qui permet de le transformer en une très maniable petite carabine en fait une arme appréciée par les chefs de guerre de tout poil qui pullulent à travers ce vaste pays. De fait, les copies font leur apparition assez rapidement. De qualités très variables s’échelonnant de très bonne à franchement mauvaise, les sites de productions sont nombreux. Son nom local est 毛瑟手枪 Máo sè shǒuqiāng.
Si les armes produites sont majoritairement chambrées pour tirer le 7,63 Mauser de l’arme originale (et parfois en 9 mm Parabellum), le modèle le plus intéressant l’a été en .45 ACP. Cette arme est produite par l’arsenal de la province de Shanxi vers 1930, d'où son nom de Shansei3. Dotée d’une carcasse élargie pour pouvoir accepter cette munition dont l’étui est particulièrement large, cette copie fonctionne très convenablement. Ceci est confirmé par certains collectionneurs américains contemporains qui ont pu tester cette arme pour le moins exotique.

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mauser c96

Message par paul 96 le Mar 16 Fév - 20:31

bonsoir
pour faire simple tous les pistolets mauser c96
et leurs copies espagnoles ou chinoises et quelque soit
leur calibre sont en B 1. le shnellfeuer non bridé ,en A ;
les carabines seules sont en D ,mais leur munition  sont en B

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Re: Le pistolet Mauser C96.

Message par LEICACECILIA le Mar 16 Fév - 20:43

Bonsoir, Päul.
Je crois que les carabines Mauser K98 sont maintenant en C1b,
et leurs munitions en C.
Ça a été déclassé...

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Re: Le pistolet Mauser C96.

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